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Un peu d’histoire.

Le début des années nonante est caractérisé par une flambée de cambriolages d’habitations dans la région de la Terre Sainte (district de Nyon).
Le Commandant Pierre AEPLI donne à ses troupes un objectif : lancer une action d’information et de prévention dans cette contrée.
Une conférence de presse est donnée le 27 avril 1992 au poste de gendarmerie de Nyon en présence d’une dizaine de journalistes et d’un reporter de la Radio romande.
Durant les mois de mai et juin 1992, quatre séances d’information sont mises sur pied dans les communes de Founex, Commugny, Mies et Coppet. Elles rassemblent un large public (entre 100 et 250 personnes). D’emblée il s’avère que le sujet est porteur car il mobilise la population au-delà des espérances.

Après quelques tâtonnements, le staff affine le style de son intervention ainsi que les structures à mettre en place : les communes sont découpées en zones sous la responsabilité de responsables de quartier.

En préambule à chaque implantation du concept des questionnaires  sont lancés. Ils sont autant de radiographies de l’état de l’insécurité et des préoccupations qui habitent les citoyens vaudois. Le taux de retour est impressionnant : près d’un sur quatre.

Les échos largement positifs sont recueillis dans toute la presse, mis à part les rituels bémols à l’encontre d’une pseudo incitation à la délation. Au fil des années, l’intérêt de la population pour les séances d’information et de mise en place du concept ne fléchit point. Des auditoires impressionnants sont réunis : Bex (600), Epalinges (500) Blonay (400). Rarement une séance, même au sein d’une petite commune, n’a réuni moins de 100 personnes !

En lançant cette opération – laquelle touche aujourd’hui plus de septante communes et plusieurs milliers de responsables de quartiers et de partenaires – la police cantonale n’avait peut-être pas mesuré  toute la débauche d’énergie qu’elle allait devoir dépenser ni l’ampleur du mouvement qu’elle allait susciter.
Elle a été victime de son succès qu’elle espérait modeste.

Si la mise en place du concept provoque bon an mal an l’arrestation de quelques dizaines de cambrioleurs en flagrant délit, le profit majeur engrangé par la police se situe ailleurs. En effet, le plus grand bénéfice tiré de cette expérience, unique en Suisse, est qu’il aura permis de tisser ou de recréer une solidarité de voisinage, d’affermir les liens entre police et population, de faire tomber de nombreuses barrières et par-dessus tout les réticences à communiquer.
Le policier n’est plus un agent anonyme : c’est une voix et un visage connus !

Ainsi, ce modèle vaudois est le fruit du charisme, de la détermination et du travail infatigable du capitaine MOILLEN qui a payé de sa personne pour convaincre les réticents, à commencer par des municipalités de prime abord indifférentes, tièdes, voire apathiques, à suivre la police cantonale dans cette démarche novatrice.

Il n’en fallait pas plus pour que le capitaine MOILLEN, charmeur, passionné, ouvert à la nouveauté – avec son petit côté Clint EASTWOOD – ne proposât, à l’occasion de la traditionnelle réunion annuelle du concept, l’idée d’une visite à Scotland Yard, pays du Neighbourhood Watch. Ce qui fut fait les 3 et 4 mai 1997 : plus de septante Vaudois y participèrent.
Ce succès, ainsi que l’enthousiasme des participants, motiva le capitaine MOILLEN à suggérer la constitution d’un Club en date du 10 septembre 1997.
Ses buts sont au nombre de trois.

  • échanger des idées et des expériences entre les correspondant(e)s des différentes communes affiliées
  • promouvoir la Surveillance mutuelle et défendre les intérêts, opinions,  propositions et souhaits auprès des autorités communales, régionales et cantonales
  • créer et animer un groupe de loisirs ayant pour but des visites instructives, des échanges, avec des associations identiques ou des polices en Suisse ou à l’étranger.

Statuts de la SMHab

Liste des communes